[Tuto] Etalonnage d'un spectre
Publié : 25 oct. 2026, 07:26
Il existe des logiciels spécialisés permettant de réaliser cette opération.
On peut aussi le faire "à l'ancienne" comme cela se pratiquait dans les années 80
dans les salles de TP de physique, en utilisant quelques logiciels gratuits.
Je vais prendre l'exemple d'un spectre de lampe fluocompacte obtenu avec un de mes montages expérimentaux à réseau. Notre IA préférée
nous renseigne sur les diverses raies que l'on peut y trouver
visiblement, la raie violette à 406nm ne figure pas sur le spectre (sans doute un problème de champ ?)
Pour analyser le spectre je vais utiliser un logiciel pas prévu pour: Astrosurface
Il permet avec la fonction "Curve: Slice intensity" de relever la position de chaque raie; on s'efforce de tracer une ligne bien perpendiculaire aux raies du spectre Les raies indigo à 436nm (mercure) turquoise à 488nm (Terbium) et 612nm (Europium) rouge-orangée sont bien définies
Pour le vert on semble distinguer un doublet; le mercure doit donner une raie à 546nm; il y a sans doute une raie proche d'un autre élément
une fois les positions relevées dans Astrosurface, on peut utiliser le logiciel de traitement de mesures Regressi (gratuit)
J'ai pris la position la plus à droite pour la raie verte; pour la raie la plus à gauche c'est 125 Regressi permet de tracer le graphe position =f(longueur d'onde) et de le modéliser.
On voit qu'un modèle linéaire s'ajuste parfaitement Il est alors possible de déterminer la longueur d'onde de raies inconnues
Par exemple on distingue une raie jaune à la position 167 Le modèle donne: lambda= (370 + 167)/0,913 = 588 nm
On peut aussi lire cette valeur sur le graphe avec le curseur de Regressi Cette raie est probablement associée à l'Europium:
• Selon la qualité et la température de couleur de la lampe (blanc chaud ou blanc froid), certains luminophores à base d'Europium possèdent des pics d'émission secondaires précisément autour de 588 nm pour enrichir les teintes chaudes.
On peut aussi le faire "à l'ancienne" comme cela se pratiquait dans les années 80
Je vais prendre l'exemple d'un spectre de lampe fluocompacte obtenu avec un de mes montages expérimentaux à réseau. Notre IA préférée
Il permet avec la fonction "Curve: Slice intensity" de relever la position de chaque raie; on s'efforce de tracer une ligne bien perpendiculaire aux raies du spectre Les raies indigo à 436nm (mercure) turquoise à 488nm (Terbium) et 612nm (Europium) rouge-orangée sont bien définies
Pour le vert on semble distinguer un doublet; le mercure doit donner une raie à 546nm; il y a sans doute une raie proche d'un autre élément
J'ai pris la position la plus à droite pour la raie verte; pour la raie la plus à gauche c'est 125 Regressi permet de tracer le graphe position =f(longueur d'onde) et de le modéliser.
On voit qu'un modèle linéaire s'ajuste parfaitement Il est alors possible de déterminer la longueur d'onde de raies inconnues
Par exemple on distingue une raie jaune à la position 167 Le modèle donne: lambda= (370 + 167)/0,913 = 588 nm
On peut aussi lire cette valeur sur le graphe avec le curseur de Regressi Cette raie est probablement associée à l'Europium:
• Selon la qualité et la température de couleur de la lampe (blanc chaud ou blanc froid), certains luminophores à base d'Europium possèdent des pics d'émission secondaires précisément autour de 588 nm pour enrichir les teintes chaudes.