Stretcher, c'est étirer la lumière de l'image. Un dark, par exemple, c'est presque tout noir (comme son nom l'indique), les pixels ont des valeurs très faibles qui vont se balader entre "rien" et "presque rien".
Quand on stretche, on dit au logiciel : tu me laisses le "rien" à "rien", par contre le "presque rien" tu me le passes en blanc. Tu augmentes donc artificiellement les contrastes de lumière dans l'image ce qui permet de voir ce qu'il y a dedans plus facilement.
C'est une des opérations de base en VA (et aussi en astrophoto classique) car sinon nos images ne nous montrent quasiment rien. Ca se fait dans tous les logiciels même les plus basiques, en un clic de souris. En VA, on passe d'ailleurs son temps à régler cet "étirement" pour avoir l'image qui en montre le plus possible
Exemple avec le dernier truc que j'ai regardé, le champ autour de M16 et 17.
Sans strech, on voit à peine quelques étoiles, les plus brillantes, sinon rien, du noir. C'est l'image telle qu'elle sort de la caméra si on ne fait rien. Avec un léger stretch (qui a donc pour effet de faire remonter les faibles lumières) on commence à voir des choses Plus on stretche, plus les faibles signaux deviennent visibles, mais on remonte tout, y compris la pollution lumineuse et le bruit de la caméra.. Et bien sûr, arrive un moment où on stretche trop. C'est quand ça devient super moche, et c'est le signe qu'on a un peu (voire beaucoup) trop tiré sur la corde