Alors en effet, le proche IR (on va dire au delà de 700nm (entre 700 nm et 1000 nm pour donner un ordre de grandeur) n'est pas le domaine de prédilection de notre système de vision. Maintenant, un peu comme tout capteur, la réponse ne se coupe pas brutalement à 700 nm ou 750 nm (par exemple).
Il semblerait qu'il y'ait une sensibilité résiduelle dans la gamme du proche IR, qui permette à notre rétine de générer un signal quantitativement suffisant pour pouvir être processer par notre cerveau.
J'étais tombé sur un article (mentionné aussi dans un des liens AS) qui relatait une étude quantifiée montrant une sensibilité relative de nos yeux au proche IR. l'Article est assez ancien et présente lui-même une biblio encore plus vieille mentionant ce fait...
https://www.researchgate.net/publicatio ... _radiation
On tombe aussi sur l'importance de la notion de rapport signal/bruit, et à regarder une scène habituelle dans le visible+ prochr IR, la composante spectrale proche IR resterait il est vrai noyée dans le signal total, compte tenu du domaine de réponse préférentiel de nos yeux. Mais dans le cas ou la seule source de signal ne se situe que dans le proche IR, sans parasitage dans le visible, il semblerait que l'on perçoivent quelque chose...
À faire quelques tests dans le noir absolu, avec juste une source proche IR éclairant une scène....
