Une bonne discussion avec du PixInsight, il faut bien que je rentre dedans
Personnellement, je suis dans le cas strictement inverse de ceux qui sont venus à l'astrophoto en connaissant la photo : j'ai tout découvert il y a un peu moins de 2 ans sur la partie "électronique" de l'astro quand j'ai voulu mettre une caméra aux fesses de mon Dobson.
Sur les logiciels, j'en ai essayé pas mal, j'ai même acheté une license Startool qui n'était pas excessive, et c'est PixInsight qui m'a le plus convenu, je ne pense pas que ce soit les termes comme l'évoque
@Steph : chaque monde à un vocabulaire qui lui est propre et en partant de zéro, le vocabulaire ou l'interface de PS ne m'a pas semblé plus accessible que celle de PI; une des rares correspondance que je connaisse : Flou Gaussien (PS) ou Convolution (PI) ... à vous de choisir
Vu de ma fenêtre, PI a une orientation trés "traitement du signal" là où PS à une orientation "retouche d'image" que je me représente plus qualitative et artistique.
Le côté bourrin de PI me va trés bien : nous avons des images avec des pixels ayant une valeure comprises entre 0 et 1 et on fait tout plein de trucs dessus pour déterminer une nouvelle valeur comprise entre 0 et 1
(je ne parle pas de l'effet provenant de l'espace de couleur utilisé, pour l'instant, on fait tout en sRGB hein !)
J'ai bien dans mes projets d'apprendre PS parce qu'il doit y avoir tout plein de choses particulièrement plus facile à faire avec mais mon usage est trop limité pour acheter une license pour l'instant. Je me contente des versions gratuites de Lightroom, trés pratique pour retoucher et adapter une image qu'on veut utiliser en fond d'écran sur un iPhone ou un iPad qui n'est pas calibré.
Concernant le pré-traitement, APP et PI :
Pour moi, l'avantage exclusif d'APP, c'est son algorithme de "Debayer" qui lui est propre : le Aery Adaptative Disc. Je l'avais pris pour ça au début, ZWO le recommandait pour ses OSC.
Pour tout le reste, s'il y a des différences, c'est peut etre dans des valeurs par défaut mais il n'y a pas de raison d'avoir un résultat qualitativement différent entre PI et APP.
Depuis 1 an, PI a vu un script particulier beaucoup évoluer : Weighted Batch Preprocessing. C'est cette fonction "All in One" du pré-traitement, un peu comme APP, en ayant pas mal de fonction pour commencer à gérer les pondérations des unitaires en fonction de l'intention (maximisation du SNR ou minimisation de la FWHM par exemple).
C'est lent et ça prend une place folle mais PI peut offrir ce côté "pousse bouton" si on le souhaitie.
Maintenant, je continue à utiliser APP car je peux continuer à travailler sur PI pendant que APP fait le pré-traitement, c'est trés pratique, j'ai bien dans mes projets futurs de pousser plus loin les possibilités offertes par un pré-traitement aux petits oignons mais ce sera pour plus tard.
Concernant le traitement :
j'ai quand même passé pas mal de temps sur PI et comme le proposait
@bemo47 ; nous pourrions passer qqs instants sur Discord pour partager sur les premiers traitements. PI peut s'automatiser facilement en mode auto-auto-auto car quand vous avez un processus qui vous plait avec certains paramètres, vous pouvez l'enregistrer sur le bureau (avec les paramètres justement) et le re-utiliser comme bon vous semble.
Quand on rentre dans un mode plus poussé, un des immenses avantages de PI pour moi est Pixel Math : je fais de plus en plus de manips avec ça et c'est trés puissant, en particulier pour les combinaisons en NarrowBand où on peut gérer une composition comme on le souhaite en fonction des captures par filtre, ou encore pour les créations et adaptations des masques.
Là aussi vous pouvez "enregistrer" des actions qui reviennent souvent.
Mon bureau PI à Paris n'est plus à jour mais à une époque ça ressemblait à ça :
image.png
Un autre avantage de PI est STF "Screen Transfer Function" qui permet de visualiser une image linéaire par un auto-stretch paramétrables sans toucher aux valeur du fichiers, c'est trés pratique car il y a des traitements intéressants et utiles à faire en linéaire avant de faire une montée d'histogramme.
Je ne vends rien de particulier et il n'y a rien là dedans que d'autres logiciels ne sachent faire, je décris juste les points qui me semblent notables.
Maintenant
@Micmac , j'ai beaucoup galéré dans les premiers mois sur mes traitements avec le même ressenti que toi. Je retiens de cette époque que je tirais toujours trop l'histo par rapport au signal que j'avais, avec un peu de recul, je dirai qu'il faut plutôt faire l'inverse : dans certains cas, tu n'arrétes pas la montée d'histo quand ta cible est au niveau que tu souhaites, tu l'arrétes car sinon, le bruit va trop se voir. J'ai beau le savoir, je me prends souvent à "aller un cran trop loin"

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