John Mc Burn a écrit : ↑19 déc. 2022, 15:48
Ce qu'on essaie tous plus ou moins de dire, c'est que tu dis ce que tu fais, mais à aucun moment tu n'expliques comment ça fonctionne.
Aller chercher plus de détails en profondeur, ça ne dit pas comment ni à partir de quoi, si le soft ne sait pas ce qu'il doit trouver, soit il invente, soit il sait quoi chercher. La question a été posée plusieurs fois ici ou là, qu'est ce que tu donnes à manger à ton soft pour qu'il trouve des details qui n'existent pas dans tes brutes en tant que tels, si ce n'est une bouillie de pixels floue ? Est-ce que le soft se base sur des données externes à celle de la prise de vue (au pif une image de mars à l'instant T via winjupos) pour essayer de retrouver la même chose ensuite dans les brutes ?
Après de multiples fils ici et ailleurs, on a toujours pas compris comment ça fonctionne, et tu ne réponds jamais vraiment aux questions
Oui, j'explique le Quoi mais pas le Comment.
Une bonne partie des logiciels qui traite le problème de l’atténuation de la turbulence (turbulence mitigation) utilise l'algorithme "lucky-region fusion" sous différentes formes (voir les différentes publications à ce sujet).
Ici ce n'est pas le cas, j'utilise un algorithme que l'on pourrait appeler "no lucky-region fusion" et qui comme cela a été expliqué utilise toutes les images brutes en entrée.
C'est le premier point important, celui qui conduit aux images résultant de la fusion de 8000 images brutes.
Cela fonctionne comment ?
Au départ j'ai une image de référence qui va permettre d'aligner en temps réel mes 8000 images brutes.
Je ne vais pas décrire l'algorithme d'alignement-fusion qui est une des nouveautés du logiciel "turbu".
A l'arrivée j'obtiens une image floue mais qui contient tous les détails ... reste cependant à révéler ces détails.
C'est ce que fait un autre algorithme et je peux comparer le résultat que tu obtiendrais avec tes propres outils sur l'image n° 164 suivante :

- 164.png (36.39 Kio) Consulté 2544 fois
Si bien sûr personne ne fait l'effort de traiter cette image avec ses propres outils, il me sera difficile d'aller plus loin dans mes explications.
J'ai donc à un instant donné une image VA entourée de 8 images VA avant et 8 images VA après.
Un troisième algorithme va réaliser une interpolation sur le flot optique de ces images.
Une interpolation de grande précision qui va me permettre d'obtenir 9 images que je vais une nouvelle fois fusionner afin de me débarrasser du bruit.
L'image résultante contient un flou résiduel qu'un quatrième algorithme nommé MDD (modèle de dégradation) va gommer.
La manip complète consiste donc à traiter (8+1+8) images du répertoire "png" joint pour obtenir :
1) 17 images VA avec vos propres logiciels,
2) une image résultante obtenue par dé-rotation ou autre.
La meilleure façon de vous convaincre que vous pouvez arriver à un résultat analogue avec vos propres outils c'est de le faire vous-même.
La version 0.1 de turbu que j'ai mise à disposition en janvier 2022 contient entre-autre l'algorithme d'alignement-fusion qui est utilisé pour générer les images du répertoire "png".
Le répertoire "png" dans lequel vous trouverez les 360 images de départ :
https://www.dropbox.com/s/x8qxaclxt4af8uk/png.zip?dl=0
Les dates sont dans le répertoire en temps local.
Plus tard, je pourrais vous joindre les autres répertoires (sharp, depth et final) pour comparer avec vos résultats.
Ceux qui prendront le temps d'essayer verrons bien qu'il n'y a pas de gris-gris dans cette affaire.
D'un point de vu général, atténuer les effets de la turbulence atmosphérique c'est un travail de restauration qui permet de minimiser les distorsions, les bruits et les flous.
A mon avis, le lucky imaging veut aller trop vite en besogne et pour cela il recherche les meilleurs morceaux.
Le logiciel turbu s'y prend en plusieurs étapes, il se focalise dans un premier temps sur les distorsions puis fait ressortir une partie des détails bruités puis recherche en profondeur d'autres détails en se débarrassant d'une bonne partie du bruit et enfin corrige les bruit et flou résiduels en utilisant un modèle de dégradation.
