Le Vastrophoto en couleur de John Mc Burn
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- John Mc Burn
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Le Vastrophoto en couleur de John Mc Burn
Compliqué de faire correctement de l'astro en ce moment, bien embêté par ses fichus voiles, les nuages de particules qui on été bien présent ces derniers temps. J'avais pu engranger quelques poses il y a quelques jours, tout est parti a la benne, j'ai recommencé a zéro la nuit dernière conjointement avec le Setup Sud et le Setup Est, les deux partageant la même monture!
Retour donc sur NGC 6946, EN LRVB pour le FMA180pro Minicamonoïsé, la nuit est courte, trop courte (2h en tirant les bords) donc 30mn par couche en RVB + 25mn en L, le tout en poses de 60 unitaires.
NGC6946/6939 (Cep) - 25/30/30/30 x 60s - LRVB - gain 78/offset 12 - FMA180 pro - Minicam 8M en bin 1 - CQ350 - PHD2 - Siril/PS
Version strass et paillettes
Notez que la région est riche en IFN, que je me suis bien gardé de faire trop ressortir (il faut vraiment beaucoup de cumul pour que ça ait un interêt)
Juste pour montrer qu'il y en a, si on tire comme un goret sur l'histo on le voit bien:
Je présenterai la version mono au C11 Edge dans le fil Idoine, mais j'ai tenté ici une cascade en utilisant l'info couleur de l'image au FMA sur la luminance de l'image au C11 Edge, c'est du grand écart musclé tant les résolutions sont sans communes mesures, et ça ne marche pas pour les plus petites étoiles qui n'existent simplement pas dans l'image au FMA. en y passant un peu de temps et en travaillant sur les étoiles on arrive tout de même a sortir un semblant d'image en couleur. Ça dépanne a défaut de remplacer une vraie couche RVB sur le même instrument. J'ai fortement réduit la résolution finale de l'image (quasiment par 2).
viewtopic.php?f=39&t=1769&p=230183#p230183 pour la Luminance
Ngc 6946 (Cep) - 20x180s - L - gain 300/offset 300 - T279/1967 - 571M en bin 1 - CQ350 - PHD2 - Siril/PS + couleur du FMA180pro
NGC 6946 se situe à la frontière entre Céphée et le Cygne, dans une zone du ciel fortement encombrée par la Voie lactée. Cette position particulière explique la densité extrême d’étoiles visibles sur les images, ainsi que l’atténuation notable de la lumière de la galaxie par les poussières interstellaires de notre propre galaxie. L’objet se trouve à environ 25 millions d’années‑lumière, dans une région relativement isolée, sans grand groupe galactique structuré autour d’elle.
La galaxie est une spirale intermédiaire vue presque de face, riche en régions HII et en bras fragmentés. Son taux de formation stellaire est élevé, ce qui lui a valu le surnom de Fireworks Galaxy : au cours du dernier siècle, elle a produit un nombre exceptionnel de supernovae observées depuis la Terre. Les bras spiraux montrent une alternance de zones bleutées, marquant les jeunes amas stellaires, et de filaments plus rougeâtres liés aux nébuleuses ionisées. Le noyau, compact et lumineux, contraste avec la structure externe plus diffuse.
L’image grand champ replace NGC 6946 dans son environnement galactique immédiat. La galaxie apparaît plus petite mais parfaitement identifiable, entourée d’un tapis d’étoiles très dense. Le champ large met en évidence la proximité apparente avec l’amas ouvert NGC 6939, situé à environ 4 000 années‑lumière, donc très proche de nous par rapport à la galaxie. Cette juxtaposition spectaculaire est un pur effet de perspective : l’amas appartient à la Voie lactée, tandis que NGC 6946 se trouve des millions d’années‑lumière plus loin.
NGC 6939 se présente comme un amas riche, légèrement résolu, avec une concentration centrale et une distribution d’étoiles vieillissantes. Sa présence renforce l’intérêt esthétique et scientifique du champ, en offrant un contraste saisissant entre un objet galactique et une galaxie externe.
Le fond de ciel montre également de nombreuses nébulosités diffuses et des zones d’absorption liées aux poussières de la Voie lactée, typiques de cette région du ciel. Ces voiles sombres et irréguliers expliquent la variation de luminosité du fond et l’atténuation partielle de la galaxie.
L’image haute résolution révèle la structure interne de NGC 6946 avec précision. Les bras spiraux apparaissent nettement segmentés, avec des nœuds brillants correspondant aux régions de formation d’étoiles. Le bulbe central se détache par sa teinte plus chaude et sa luminosité concentrée. Les bandes de poussière sont visibles sous forme de filaments sombres qui s’enroulent autour du noyau et se prolongent dans les bras.
Le champ est parsemé d’étoiles de la Voie lactée. La densité stellaire élevée rappelle que la ligne de visée traverse un bras de notre galaxie. Quelques galaxies d’arrière‑plan extrêmement faibles sont perceptibles, noyées dans le champ riche en étoiles.
Retour donc sur NGC 6946, EN LRVB pour le FMA180pro Minicamonoïsé, la nuit est courte, trop courte (2h en tirant les bords) donc 30mn par couche en RVB + 25mn en L, le tout en poses de 60 unitaires.
NGC6946/6939 (Cep) - 25/30/30/30 x 60s - LRVB - gain 78/offset 12 - FMA180 pro - Minicam 8M en bin 1 - CQ350 - PHD2 - Siril/PS
Version strass et paillettes
Notez que la région est riche en IFN, que je me suis bien gardé de faire trop ressortir (il faut vraiment beaucoup de cumul pour que ça ait un interêt)
Juste pour montrer qu'il y en a, si on tire comme un goret sur l'histo on le voit bien:
Je présenterai la version mono au C11 Edge dans le fil Idoine, mais j'ai tenté ici une cascade en utilisant l'info couleur de l'image au FMA sur la luminance de l'image au C11 Edge, c'est du grand écart musclé tant les résolutions sont sans communes mesures, et ça ne marche pas pour les plus petites étoiles qui n'existent simplement pas dans l'image au FMA. en y passant un peu de temps et en travaillant sur les étoiles on arrive tout de même a sortir un semblant d'image en couleur. Ça dépanne a défaut de remplacer une vraie couche RVB sur le même instrument. J'ai fortement réduit la résolution finale de l'image (quasiment par 2).
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Ngc 6946 (Cep) - 20x180s - L - gain 300/offset 300 - T279/1967 - 571M en bin 1 - CQ350 - PHD2 - Siril/PS + couleur du FMA180pro
NGC 6946 se situe à la frontière entre Céphée et le Cygne, dans une zone du ciel fortement encombrée par la Voie lactée. Cette position particulière explique la densité extrême d’étoiles visibles sur les images, ainsi que l’atténuation notable de la lumière de la galaxie par les poussières interstellaires de notre propre galaxie. L’objet se trouve à environ 25 millions d’années‑lumière, dans une région relativement isolée, sans grand groupe galactique structuré autour d’elle.
La galaxie est une spirale intermédiaire vue presque de face, riche en régions HII et en bras fragmentés. Son taux de formation stellaire est élevé, ce qui lui a valu le surnom de Fireworks Galaxy : au cours du dernier siècle, elle a produit un nombre exceptionnel de supernovae observées depuis la Terre. Les bras spiraux montrent une alternance de zones bleutées, marquant les jeunes amas stellaires, et de filaments plus rougeâtres liés aux nébuleuses ionisées. Le noyau, compact et lumineux, contraste avec la structure externe plus diffuse.
L’image grand champ replace NGC 6946 dans son environnement galactique immédiat. La galaxie apparaît plus petite mais parfaitement identifiable, entourée d’un tapis d’étoiles très dense. Le champ large met en évidence la proximité apparente avec l’amas ouvert NGC 6939, situé à environ 4 000 années‑lumière, donc très proche de nous par rapport à la galaxie. Cette juxtaposition spectaculaire est un pur effet de perspective : l’amas appartient à la Voie lactée, tandis que NGC 6946 se trouve des millions d’années‑lumière plus loin.
NGC 6939 se présente comme un amas riche, légèrement résolu, avec une concentration centrale et une distribution d’étoiles vieillissantes. Sa présence renforce l’intérêt esthétique et scientifique du champ, en offrant un contraste saisissant entre un objet galactique et une galaxie externe.
Le fond de ciel montre également de nombreuses nébulosités diffuses et des zones d’absorption liées aux poussières de la Voie lactée, typiques de cette région du ciel. Ces voiles sombres et irréguliers expliquent la variation de luminosité du fond et l’atténuation partielle de la galaxie.
L’image haute résolution révèle la structure interne de NGC 6946 avec précision. Les bras spiraux apparaissent nettement segmentés, avec des nœuds brillants correspondant aux régions de formation d’étoiles. Le bulbe central se détache par sa teinte plus chaude et sa luminosité concentrée. Les bandes de poussière sont visibles sous forme de filaments sombres qui s’enroulent autour du noyau et se prolongent dans les bras.
Le champ est parsemé d’étoiles de la Voie lactée. La densité stellaire élevée rappelle que la ligne de visée traverse un bras de notre galaxie. Quelques galaxies d’arrière‑plan extrêmement faibles sont perceptibles, noyées dans le champ riche en étoiles.
- kaelig
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- John Mc Burn
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Le Vastrophoto en couleur de John Mc Burn
Un éléphant, ça trompe énormément! Un bon film un peu daté certes, mais on va plutôt parler de la trompe du pachyderme qui traine ses guêtres dans Céphée.
La nuit dernière donc, j'avais prévu de faire l'acquisition en SHO de l'illustre appendice nasal venu tout droit de la savane stellaire, avec le Setup Est. La nuit étant très...trop courte, je n'ai pas pu maximiser mon cumul, et j'ai donc fait 13 poses en Sll, 15 en Olll et 20 en Ha. J'ai débordé un peu avant et après la nuit noire, car avec cette chaleur le C11 Edge a bien du mal a se mettre en temperature et la map est a refaire toutes les 15mn minimum pour suivre l’évolution (pour vous donner un ordre d'idée au debut de l'acquisition j'avais la map a 48563 pas, j'ai fini la nuit a 81245 pas... (ce tube est un enfer pour ça, la map bouge en permanence), à coté le Newton 200/765 n'a refait la map qu'a chaque changement de filtre avec peu d'écarts entre chaque et une différence négligeable entre le début et la fin (limite je n'avais pas besoin de changer quoi que ce soit en fait). Quand on vous dit qu'un Newton c'est tellement plus simple, mais bon les idées reçues prévalent sur les faits, ainsi soit-il
Bref, revenons a nos éléphants.
On commence par la version HOO, pour faire simple, même si je n'aime pas cette débauche de rouge:
IC 1396 (Cep) - 20 + 15x180s - Ha+Olll - gain 300/offset 300 - T279/1967 - 571M en bin 1 - CQ350 - PHD2 - Siril/PS
On passe ensuite à la version SHO:
IC 1396 (Cep) - 13+ 20 + 15x180s - Sll+Ha+Olll - gain 300/offset 300 - T279/1967 - 571M en bin 1 - CQ350 - PHD2 - Siril/PS
J'aime mieux, c'est moins saignant, plus équilibré.
entorse au réglement, je publie la starless Ha mono ici:
IC 1396 (Cep) - 20 x180s - Ha - gain 300/offset 300 - T279/1967 - 571M en bin 1 - CQ350 - PHD2 - Siril/PS
Parlons de cette trompe!
La Trompe d’Éléphant, ou IC 1396A, est une structure dense de gaz et de poussières située dans la vaste nébuleuse IC 1396, un immense complexe d’hydrogène ionisé illuminé par l’étoile massive HD 206267, une géante bleue de type O dont le rayonnement ultraviolet sculpte et érode les nuages environnants.
La Trompe elle‑même est un globule sombre en cours de photo‑évaporation, long d’environ vingt années‑lumière, dont la forme caractéristique provient de l’action combinée de la pression de radiation et des vents stellaires qui repoussent le gaz moins dense tout en comprimant les régions internes. Cette compression déclenche des épisodes de formation stellaire, et plusieurs jeunes étoiles en cours d’évolution se trouvent enfouies dans la colonne, révélées en infrarouge mais invisibles en lumière visible.
L’ensemble baigne dans l’émission rouge de l’hydrogène ionisé, tandis que le soufre et l’oxygène ionisé tracent des zones plus chaudes ou plus choquées, ce qui explique les variations de teintes dans les compositions SHO et HOO. Les contours brillants visibles autour de la colonne marquent les fronts d’ionisation où le rayonnement de l’étoile centrale frappe directement la surface du globule, tandis que l’intérieur reste opaque et froid, protégé par la densité du matériau.
La région appartient à la constellation de Céphée et se situe à environ deux mille quatre cents années‑lumière, ce qui permet d’observer en détail les interactions entre une étoile massive et les nuages moléculaires qui l’entourent.
La version starless en Ha révèle la structure interne du nuage sans l’encombrement stellaire, mettant en évidence les filaments, les cavités et les gradients de densité qui témoignent de l’évolution dynamique du globule.
Ce sera tout pour la trompe!
La nuit dernière donc, j'avais prévu de faire l'acquisition en SHO de l'illustre appendice nasal venu tout droit de la savane stellaire, avec le Setup Est. La nuit étant très...trop courte, je n'ai pas pu maximiser mon cumul, et j'ai donc fait 13 poses en Sll, 15 en Olll et 20 en Ha. J'ai débordé un peu avant et après la nuit noire, car avec cette chaleur le C11 Edge a bien du mal a se mettre en temperature et la map est a refaire toutes les 15mn minimum pour suivre l’évolution (pour vous donner un ordre d'idée au debut de l'acquisition j'avais la map a 48563 pas, j'ai fini la nuit a 81245 pas... (ce tube est un enfer pour ça, la map bouge en permanence), à coté le Newton 200/765 n'a refait la map qu'a chaque changement de filtre avec peu d'écarts entre chaque et une différence négligeable entre le début et la fin (limite je n'avais pas besoin de changer quoi que ce soit en fait). Quand on vous dit qu'un Newton c'est tellement plus simple, mais bon les idées reçues prévalent sur les faits, ainsi soit-il
Bref, revenons a nos éléphants.
On commence par la version HOO, pour faire simple, même si je n'aime pas cette débauche de rouge:
IC 1396 (Cep) - 20 + 15x180s - Ha+Olll - gain 300/offset 300 - T279/1967 - 571M en bin 1 - CQ350 - PHD2 - Siril/PS
On passe ensuite à la version SHO:
IC 1396 (Cep) - 13+ 20 + 15x180s - Sll+Ha+Olll - gain 300/offset 300 - T279/1967 - 571M en bin 1 - CQ350 - PHD2 - Siril/PS
J'aime mieux, c'est moins saignant, plus équilibré.
entorse au réglement, je publie la starless Ha mono ici:
IC 1396 (Cep) - 20 x180s - Ha - gain 300/offset 300 - T279/1967 - 571M en bin 1 - CQ350 - PHD2 - Siril/PS
Parlons de cette trompe!
La Trompe d’Éléphant, ou IC 1396A, est une structure dense de gaz et de poussières située dans la vaste nébuleuse IC 1396, un immense complexe d’hydrogène ionisé illuminé par l’étoile massive HD 206267, une géante bleue de type O dont le rayonnement ultraviolet sculpte et érode les nuages environnants.
La Trompe elle‑même est un globule sombre en cours de photo‑évaporation, long d’environ vingt années‑lumière, dont la forme caractéristique provient de l’action combinée de la pression de radiation et des vents stellaires qui repoussent le gaz moins dense tout en comprimant les régions internes. Cette compression déclenche des épisodes de formation stellaire, et plusieurs jeunes étoiles en cours d’évolution se trouvent enfouies dans la colonne, révélées en infrarouge mais invisibles en lumière visible.
L’ensemble baigne dans l’émission rouge de l’hydrogène ionisé, tandis que le soufre et l’oxygène ionisé tracent des zones plus chaudes ou plus choquées, ce qui explique les variations de teintes dans les compositions SHO et HOO. Les contours brillants visibles autour de la colonne marquent les fronts d’ionisation où le rayonnement de l’étoile centrale frappe directement la surface du globule, tandis que l’intérieur reste opaque et froid, protégé par la densité du matériau.
La région appartient à la constellation de Céphée et se situe à environ deux mille quatre cents années‑lumière, ce qui permet d’observer en détail les interactions entre une étoile massive et les nuages moléculaires qui l’entourent.
La version starless en Ha révèle la structure interne du nuage sans l’encombrement stellaire, mettant en évidence les filaments, les cavités et les gradients de densité qui témoignent de l’évolution dynamique du globule.
Ce sera tout pour la trompe!
- John Mc Burn
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Le Vastrophoto en couleur de John Mc Burn
Après La trompe au C11 Edge ci-desssus, place à l'Iris, cette fois ci au T200/765. Une acquisition sur deux nuits (pas pour un cumul astronomique, juste que parce que les nuits sont trop courtes pour engranger assez de poses pour faire une image LRVB correcte!).
Une zone avec une dynamique très importante, ainsi pour eviter de cramer les etoiles les plus brillantes et garder un Full Well au maximum, j'ai choisi de travailler a gain zéro, et donc de profiter des + de 54Ke de Full Well réel mesuré sur mon exemplaire de Minicam 8M, ce qui au passage en fait la meilleure caméra a base d'IMX585 dans ce domaine, mais pas que !
Et pour en profiter et compenser l'absence du HCG, j'ai choisi des poses unitaires de 180s. Le but est de conserver toute la patate du cœur tout en pouvant sortir les faibles extensions sans user d'artifices type CLAHE qui dénaturent un peu l'image. J'aurais pu utiliser le mode linearity HDR mais j'ai "perdu" mon master dark et pas le temps de le refaire, alors que j'avais un master en stock a G0-OF25 180s (qui malgré le fait qu'il soit de decembre 2024 fonctionne encore).
NGC 7023 (Cep) - 20/12/15/13x180s - LRVB - gain 0/offset 25 - T200/765 - Minicam 8M en bin 1 - AZ6GT - PHD2 - Siril/PS
Comme pour la trompe, je mets la luminance starless ici, je ne vais pas refaire un post sur le fil idoine juste pour ça:
NGC 7023 est une nébuleuse par réflexion située dans Céphée, illuminée par l’étoile variable HD 200775, une jeune étoile de type Herbig Be dont la lumière bleutée se diffuse dans les poussières environnantes. Le champ obtenu au T200/765 met en évidence le cœur brillant de la nébuleuse, entouré d’un vaste réseau de nuages sombres et de filaments poussiéreux caractéristiques des régions de formation stellaire. Le contraste naturel entre la zone centrale bleue et les structures opaques environnantes ressort particulièrement bien avec une caméra monochrome en LRVB, permettant de séparer proprement la luminance des couleurs.
La zone centrale montre la cavité éclairée par HD 200775, avec des variations de densité dans les poussières qui créent des motifs en volutes. Les stries internes, visibles grâce à la résolution du T200, trahissent les interactions entre le rayonnement de l’étoile et le milieu interstellaire. Les poussières diffusent principalement la lumière bleue, ce qui explique la teinte caractéristique de l’Iris dans la couche B. La couche R reste plus faible, ce qui est normal pour une nébuleuse purement réfléchie, sans émission Hα notable.
Autour du cœur, le champ révèle les grandes nappes sombres du complexe LDN 1171–1174. Ces nuages opaques absorbent la lumière des étoiles d’arrière-plan, créant des zones irrégulières de forte extinction. Le T200/765 Minicamisé permet de distinguer les transitions progressives entre les zones denses et les zones plus transparentes. La luminance met en évidence les gradients subtils du fond de ciel, typiques des régions poussiéreuses de Céphée.
La densité stellaire du champ est élevée, avec de nombreuses étoiles de magnitude intermédiaire présentant des couleurs variées en RVB. Bien que confortable, le champ relativement étroit du T200/765 pour cet objet cadre principalement la zone centrale de la nébuleuse, sans inclure les extensions très diffuses visibles avec des focales plus courtes, mais en contrepartie il met en valeur les détails internes et les structures fines.
Une zone avec une dynamique très importante, ainsi pour eviter de cramer les etoiles les plus brillantes et garder un Full Well au maximum, j'ai choisi de travailler a gain zéro, et donc de profiter des + de 54Ke de Full Well réel mesuré sur mon exemplaire de Minicam 8M, ce qui au passage en fait la meilleure caméra a base d'IMX585 dans ce domaine, mais pas que !
Et pour en profiter et compenser l'absence du HCG, j'ai choisi des poses unitaires de 180s. Le but est de conserver toute la patate du cœur tout en pouvant sortir les faibles extensions sans user d'artifices type CLAHE qui dénaturent un peu l'image. J'aurais pu utiliser le mode linearity HDR mais j'ai "perdu" mon master dark et pas le temps de le refaire, alors que j'avais un master en stock a G0-OF25 180s (qui malgré le fait qu'il soit de decembre 2024 fonctionne encore).
NGC 7023 (Cep) - 20/12/15/13x180s - LRVB - gain 0/offset 25 - T200/765 - Minicam 8M en bin 1 - AZ6GT - PHD2 - Siril/PS
Comme pour la trompe, je mets la luminance starless ici, je ne vais pas refaire un post sur le fil idoine juste pour ça:
NGC 7023 est une nébuleuse par réflexion située dans Céphée, illuminée par l’étoile variable HD 200775, une jeune étoile de type Herbig Be dont la lumière bleutée se diffuse dans les poussières environnantes. Le champ obtenu au T200/765 met en évidence le cœur brillant de la nébuleuse, entouré d’un vaste réseau de nuages sombres et de filaments poussiéreux caractéristiques des régions de formation stellaire. Le contraste naturel entre la zone centrale bleue et les structures opaques environnantes ressort particulièrement bien avec une caméra monochrome en LRVB, permettant de séparer proprement la luminance des couleurs.
La zone centrale montre la cavité éclairée par HD 200775, avec des variations de densité dans les poussières qui créent des motifs en volutes. Les stries internes, visibles grâce à la résolution du T200, trahissent les interactions entre le rayonnement de l’étoile et le milieu interstellaire. Les poussières diffusent principalement la lumière bleue, ce qui explique la teinte caractéristique de l’Iris dans la couche B. La couche R reste plus faible, ce qui est normal pour une nébuleuse purement réfléchie, sans émission Hα notable.
Autour du cœur, le champ révèle les grandes nappes sombres du complexe LDN 1171–1174. Ces nuages opaques absorbent la lumière des étoiles d’arrière-plan, créant des zones irrégulières de forte extinction. Le T200/765 Minicamisé permet de distinguer les transitions progressives entre les zones denses et les zones plus transparentes. La luminance met en évidence les gradients subtils du fond de ciel, typiques des régions poussiéreuses de Céphée.
La densité stellaire du champ est élevée, avec de nombreuses étoiles de magnitude intermédiaire présentant des couleurs variées en RVB. Bien que confortable, le champ relativement étroit du T200/765 pour cet objet cadre principalement la zone centrale de la nébuleuse, sans inclure les extensions très diffuses visibles avec des focales plus courtes, mais en contrepartie il met en valeur les détails internes et les structures fines.
- John Mc Burn
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Le Vastrophoto en couleur de John Mc Burn
La nuit derniere, le Setup Sud et le Setup Est etaient tous les deux sur NGC 7129, une nébuleuse par réflexion que j'aime beaucoup, déjà visitée avec feu! le 150PDS puis le T300, toujours en mono. Et quel casse tête en LRVB... ce coin est un vrai foutoir cosmique, de la poussière, du gaz, le fond de ciel est tout sauf homogène et ça vire au brun un peu partout, très facile de taper complétement à côté au traitement.
Quoi qu'il en soi, voila ce qui en ressort:
NGC6 7129 (Cep) - 45x60s par couche - RVB - gain 78/offset 12 - FMA180 pro - Minicam 8M en bin 1 - CQ350 - PHD2 - Siril/PS
Pas fan du résultat, je n'aime pas ce genre d'image en grand champ, ça manque de lisibilité, c'est brouillon, pas résolu, bref c'est pas mon truc. Passons.
Et avec le Setup Est?
NGC 7129(Cep) - 13+ 8 + 9 + 7x180s - LRVB - gain 300/offset 300 - T279/1967 - 571M en bin 1 - CQ350 - PHD2 - Siril/PS
La au moins on voit quelque chose et c'est pas aussi foutraque qu'en grand champ, et surtout on en voit tellement, tellement plus!
Et alors NGC 7129? Et bien ça va plaire a @ouki / @Casper le fantôme
Pourquoi? Ca tient en deux lettres : HH
NGC 7129 est une région de formation stellaire située à environ 3300 années‑lumière dans la constellation de Céphée. Elle abrite un jeune amas d’étoiles massives dont le rayonnement sculpte une cavité brillante au cœur d’un vaste nuage moléculaire. La lumière bleutée provient de la réflexion de la poussière par les étoiles les plus chaudes, tandis que les zones rouge‑rosées trahissent la présence d’émissions de chocs et de gaz ionisé. L’ensemble forme une nébuleuse complexe où coexistent réflexion, émission et obscuration, typique des régions où les étoiles viennent de naître.
La cavité centrale est creusée par les vents stellaires des jeunes étoiles de type B, dont BD+65°1637 et BD+65°1638, qui dominent l’illumination du nuage. Autour de cette cavité, les filaments sombres correspondent à des veines de poussière dense encore intactes, dans lesquelles se forment des proto‑étoiles profondément enfouies. Plusieurs sources infrarouges identifiées par IRAS et 2MASS témoignent de la présence d’objets stellaires très jeunes encore enveloppés dans leur cocon natal. Le champ est également riche en étoiles T Tauri, signatures d’une population stellaire en cours d’évolution vers la séquence principale.
La région est parcourue de multiples jets issus de proto‑étoiles actives. Lorsque ces jets rencontrent le gaz environnant, ils produisent des fronts de choc visibles sous forme de petites condensations rouge‑rosées. Ces structures correspondent aux objets de Herbig‑Haro, marqueurs directs de l’activité d’accrétion et d’éjection des jeunes étoiles. Dans NGC 7129, plusieurs de ces objets sont répertoriés, dont HH 103, HH 105, HH 106 et HH 107. HH 103 est le plus lumineux et se manifeste sous la forme d’un nœud compact situé sur le bord est de la cavité. Les autres, plus diffus et plus faibles, se mêlent à la nébulosité et apparaissent comme de petites zones rosées dispersées autour du cœur de la région. Une imagerie profonde en LRVB permet d’en révéler une partie, même sans filtres étroits, et c'est le cas ici ou on voit la plupart des HH dans la zone. Je vais peut être ajouter du Ha et du Sll pour débusquer tous les autres.
Quoi qu'il en soi, voila ce qui en ressort:
NGC6 7129 (Cep) - 45x60s par couche - RVB - gain 78/offset 12 - FMA180 pro - Minicam 8M en bin 1 - CQ350 - PHD2 - Siril/PS
Pas fan du résultat, je n'aime pas ce genre d'image en grand champ, ça manque de lisibilité, c'est brouillon, pas résolu, bref c'est pas mon truc. Passons.
Et avec le Setup Est?
NGC 7129(Cep) - 13+ 8 + 9 + 7x180s - LRVB - gain 300/offset 300 - T279/1967 - 571M en bin 1 - CQ350 - PHD2 - Siril/PS
La au moins on voit quelque chose et c'est pas aussi foutraque qu'en grand champ, et surtout on en voit tellement, tellement plus!
Et alors NGC 7129? Et bien ça va plaire a @ouki / @Casper le fantôme
Pourquoi? Ca tient en deux lettres : HH
NGC 7129 est une région de formation stellaire située à environ 3300 années‑lumière dans la constellation de Céphée. Elle abrite un jeune amas d’étoiles massives dont le rayonnement sculpte une cavité brillante au cœur d’un vaste nuage moléculaire. La lumière bleutée provient de la réflexion de la poussière par les étoiles les plus chaudes, tandis que les zones rouge‑rosées trahissent la présence d’émissions de chocs et de gaz ionisé. L’ensemble forme une nébuleuse complexe où coexistent réflexion, émission et obscuration, typique des régions où les étoiles viennent de naître.
La cavité centrale est creusée par les vents stellaires des jeunes étoiles de type B, dont BD+65°1637 et BD+65°1638, qui dominent l’illumination du nuage. Autour de cette cavité, les filaments sombres correspondent à des veines de poussière dense encore intactes, dans lesquelles se forment des proto‑étoiles profondément enfouies. Plusieurs sources infrarouges identifiées par IRAS et 2MASS témoignent de la présence d’objets stellaires très jeunes encore enveloppés dans leur cocon natal. Le champ est également riche en étoiles T Tauri, signatures d’une population stellaire en cours d’évolution vers la séquence principale.
La région est parcourue de multiples jets issus de proto‑étoiles actives. Lorsque ces jets rencontrent le gaz environnant, ils produisent des fronts de choc visibles sous forme de petites condensations rouge‑rosées. Ces structures correspondent aux objets de Herbig‑Haro, marqueurs directs de l’activité d’accrétion et d’éjection des jeunes étoiles. Dans NGC 7129, plusieurs de ces objets sont répertoriés, dont HH 103, HH 105, HH 106 et HH 107. HH 103 est le plus lumineux et se manifeste sous la forme d’un nœud compact situé sur le bord est de la cavité. Les autres, plus diffus et plus faibles, se mêlent à la nébulosité et apparaissent comme de petites zones rosées dispersées autour du cœur de la région. Une imagerie profonde en LRVB permet d’en révéler une partie, même sans filtres étroits, et c'est le cas ici ou on voit la plupart des HH dans la zone. Je vais peut être ajouter du Ha et du Sll pour débusquer tous les autres.
- John Mc Burn
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Le Vastrophoto en couleur de John Mc Burn
Amusement du jour, apprendre a faire un diaporama vivant en utilisant des images clés, des courbes et des manipulation d'images via les coordonnées, ce qui rend la chose plus sympa que les bêtes zooms et autre translations linéaires
L'image de la trompe a servi de cobaye pour ce test. C'est plus joli en 4k!
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- Olivier-Fantasy
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Sympa ! Et toujours avec la musique qui va avec
Prochaine étape : sélectionner les plus grosses étoiles sur le masque d'étoiles, les garder de côté, et les ajouter à la création de la vidéo avec un effet de zoom, pour avoir la nébuleuse + les étoiles "du fond", et en relief la couche d'étoiles en avant
J'avais vu ça je ne sais plus où, mais ça rajoute des manips et faut prévoir les images pour la vidéo... (mais c'est beau !
)
Prochaine étape : sélectionner les plus grosses étoiles sur le masque d'étoiles, les garder de côté, et les ajouter à la création de la vidéo avec un effet de zoom, pour avoir la nébuleuse + les étoiles "du fond", et en relief la couche d'étoiles en avant
J'avais vu ça je ne sais plus où, mais ça rajoute des manips et faut prévoir les images pour la vidéo... (mais c'est beau !
- John Mc Burn
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Ben tu l'as vu ici je pense, je l'ai fait pour une vidéo recap 2025 qui doit être quelques pages en arriere, avec une musique qui me sortait un peu de ma zone de confortOlivier-Fantasy a écrit : ↑20 juin 2026, 16:12Sympa ! Et toujours avec la musique qui va avec![]()
Prochaine étape : sélectionner les plus grosses étoiles sur le masque d'étoiles, les garder de côté, et les ajouter à la création de la vidéo avec un effet de zoom, pour avoir la nébuleuse + les étoiles "du fond", et en relief la couche d'étoiles en avant![]()
J'avais vu ça je ne sais plus où, mais ça rajoute des manips et faut prévoir les images pour la vidéo... (mais c'est beau !)
Mais pour la trompe, je voulais juste apprendre a faire des courbes de mouvements, donc une chose a la fois lol
- Olivier-Fantasy
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Ah mais oui, c'est ça ! Je l'avais vue, effectivementJohn Mc Burn a écrit : ↑20 juin 2026, 16:33Ben tu l'as vu ici je pense, je l'ai fait pour une vidéo recap 2025
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Et c'est bien le casJohn Mc Burn a écrit : ↑20 juin 2026, 00:18Et alors NGC 7129? Et bien ça va plaire a @ouki / @Casper le fantôme
Merci pour ce p'tit cadeau d'astronomie profonde
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très chouette, j'aime beaucoup !John Mc Burn a écrit : ↑20 juin 2026, 15:39Amusement du jour, apprendre a faire un diaporama vivant en utilisant des images clés, des courbes et des manipulation d'images via les coordonnées, ce qui rend la chose plus sympa que les bêtes zooms et autre translations linéaires![]()
L'image de la trompe a servi de cobaye pour ce test. C'est plus joli en 4k!
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Initialement je l'avais composé après la fameuse nuit des aurores de mai 2024
Pour les curieux
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Il fait chaud, c'est un temps a faire la sieste dans une cave! Et ça tombe bien, puisque c'est la que j'etais en compagnie du Setup Est il y a peu de temps
direction donc le complexe LBN 529 / SH 2 -155, en SHO, sur deux nuits car elles sont encore bien trop courtes pour finir le programme en une seule fois. 40 poses de 180s pour chaque couche, pour compenser le seeing calamiteux en début de nuit, seulement les 30 meilleures conservées pour chaque couche pour élaborer l'image finale.
je suis resté doux sur les curseurs, il y avait beaucoup plus de signal mais ça donnait un coté marbré et forcé peu esthétique d'en exploiter plus, je suis donc revenu en arrière.
SH 2-155 (Cep) - 30x180s - SHO - gain 300/offset 300 - T279/1967 - 571M en bin 1 - CQ350 - PHD2 - Siril/PS
La nébuleuse de la Cave, Sh2‑155, apparaît en SHO comme une interface brutale entre un nuage moléculaire froid et le rayonnement des étoiles massives de Céphée OB3, un endroit où les couches de gaz se superposent et réagissent différemment selon leur composition.
Le soufre met en évidence les zones les plus denses et les structures internes du nuage, l’hydrogène révèle la paroi d’ionisation sculptée par l’UV, et l’oxygène souligne les poches plus fines où la poussière laisse passer une partie de la lumière.
Dans ce type de palette, la “grotte” n’est plus seulement une ombre portée : elle devient une fracture chimique, un contraste entre matière froide, gaz ionisé et zones en cours de photo‑évaporation.
Le front d’ionisation recule sous l’effet de l’étoile HD 217086, qui chauffe et ionise la surface du nuage, créant un écoulement de gaz chaud qui se détache et s’échappe vers l’extérieur. Cette pression externe comprime les régions internes, déclenche l’effondrement de noyaux denses et alimente la formation de proto‑étoiles, ce qui explique la présence d’objets Herbig–Haro dans le complexe.
En SHO, ces phénomènes deviennent lisibles : la bande sombre diagonale correspond au cœur du nuage, totalement opaque, les zones SII révèlent les filaments épais arrachés par la pression, le Hα dessine la paroi brillante où le gaz est en pleine ionisation, et l’OIII marque les cavités plus fines, les poches éclairées par réflexion ou les zones où le rayonnement pénètre davantage.
Le champ stellaire fin renforce la profondeur et met en évidence la structure interne du nuage, montrant un objet qui n’est pas statique mais en transformation permanente, un endroit où le rayonnement détruit, sculpte et crée simultanément, et où la palette SHO permet de lire la physique du nuage plutôt que sa simple apparence visuelle.
La version en Ha uniquement est ici: viewtopic.php?f=39&t=1769&start=1050
direction donc le complexe LBN 529 / SH 2 -155, en SHO, sur deux nuits car elles sont encore bien trop courtes pour finir le programme en une seule fois. 40 poses de 180s pour chaque couche, pour compenser le seeing calamiteux en début de nuit, seulement les 30 meilleures conservées pour chaque couche pour élaborer l'image finale.
je suis resté doux sur les curseurs, il y avait beaucoup plus de signal mais ça donnait un coté marbré et forcé peu esthétique d'en exploiter plus, je suis donc revenu en arrière.
SH 2-155 (Cep) - 30x180s - SHO - gain 300/offset 300 - T279/1967 - 571M en bin 1 - CQ350 - PHD2 - Siril/PS
La nébuleuse de la Cave, Sh2‑155, apparaît en SHO comme une interface brutale entre un nuage moléculaire froid et le rayonnement des étoiles massives de Céphée OB3, un endroit où les couches de gaz se superposent et réagissent différemment selon leur composition.
Le soufre met en évidence les zones les plus denses et les structures internes du nuage, l’hydrogène révèle la paroi d’ionisation sculptée par l’UV, et l’oxygène souligne les poches plus fines où la poussière laisse passer une partie de la lumière.
Dans ce type de palette, la “grotte” n’est plus seulement une ombre portée : elle devient une fracture chimique, un contraste entre matière froide, gaz ionisé et zones en cours de photo‑évaporation.
Le front d’ionisation recule sous l’effet de l’étoile HD 217086, qui chauffe et ionise la surface du nuage, créant un écoulement de gaz chaud qui se détache et s’échappe vers l’extérieur. Cette pression externe comprime les régions internes, déclenche l’effondrement de noyaux denses et alimente la formation de proto‑étoiles, ce qui explique la présence d’objets Herbig–Haro dans le complexe.
En SHO, ces phénomènes deviennent lisibles : la bande sombre diagonale correspond au cœur du nuage, totalement opaque, les zones SII révèlent les filaments épais arrachés par la pression, le Hα dessine la paroi brillante où le gaz est en pleine ionisation, et l’OIII marque les cavités plus fines, les poches éclairées par réflexion ou les zones où le rayonnement pénètre davantage.
Le champ stellaire fin renforce la profondeur et met en évidence la structure interne du nuage, montrant un objet qui n’est pas statique mais en transformation permanente, un endroit où le rayonnement détruit, sculpte et crée simultanément, et où la palette SHO permet de lire la physique du nuage plutôt que sa simple apparence visuelle.
La version en Ha uniquement est ici: viewtopic.php?f=39&t=1769&start=1050
- Olivier-Fantasy
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Super intéressant et très bien dit...John Mc Burn a écrit : ↑Hier, 21:09Dans ce type de palette, la “grotte” n’est plus seulement une ombre portée : elle devient une fracture chimique, un contraste entre matière froide, gaz ionisé et zones en cours de photo‑évaporation.
Pour compléter, pour les béotiens comme moi, tu pourrais nous aider à identifier le soufre, l'hydrogène et l'oxygène ?
Pour le Ha, c'est facile, suffit de regarder ton image mono et de transposer (donc ce serait les nuages brun clairs)...
Pour le OIII, j'imagine que c'est le bleu - mais pas sûr, du coup, parce que j'ai l'impression que le bleu est plus sur l'extérieur, alors que tu identifies le OII aux "cavités plus fines" (d'où mon incertitude).
Et le soufre, donc... je ne sais pas trop le situer.
Merci merci, maestro !
- John Mc Burn
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SllOlivier-Fantasy a écrit : ↑Hier, 22:36Super intéressant et très bien dit...John Mc Burn a écrit : ↑Hier, 21:09Dans ce type de palette, la “grotte” n’est plus seulement une ombre portée : elle devient une fracture chimique, un contraste entre matière froide, gaz ionisé et zones en cours de photo‑évaporation.
Pour compléter, pour les béotiens comme moi, tu pourrais nous aider à identifier le soufre, l'hydrogène et l'oxygène ?
Pour le Ha, c'est facile, suffit de regarder ton image mono et de transposer (donc ce serait les nuages brun clairs)...
Pour le OIII, j'imagine que c'est le bleu - mais pas sûr, du coup, parce que j'ai l'impression que le bleu est plus sur l'extérieur, alors que tu identifies le OIIl aux "cavités plus fines" (d'où mon incertitude).
Et le soufre, donc... je ne sais pas trop le situer.
Merci merci, maestro !
Ha
Olll
Alors pour simplifier, la bande noire diagonale est le cœur du nuage, totalement opaque, c'est pour ça qu'on ne voit quasiment pas d'étoiles. Autour de cette zone sombre, les teintes rouge‑orangé montrent le soufre : ce sont les parties les plus denses du nuage, les filaments lourds et les structures internes arrachées par la pression du front d’ionisation. Le soufre reste collé aux zones épaisses, là où la matière est compacte.
Les teintes jaune/brun ‑clair correspondent à l’hydrogène. Elles dessinent la paroi d’ionisation, la surface du nuage directement frappée par le rayonnement de l’étoile massive. On voit cette couche comme une bordure lumineuse qui suit le contour de la cavité sombre, exactement là où le gaz est chauffé et ionisé.
Les teintes bleues et cyan montrent l’oxygène. Ici l’OIII apparaît surtout dans les zones où la matière est moins dense, c’est‑à‑dire les régions où la lumière peut se diffuser plus facilement. Ce n’est pas forcément une "cavité" au sens strict : c’est simplement l’endroit où le nuage devient plus transparent.
J'ai injecté un peu de Ha en luminance, donc ça rend la lecture moins aisée qu'en SHO pur (couleurs moins saturées)
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Et oui, avec les couches séparées, c'est vrai que l'on comprend direct mieux. Grand merci !

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Test sur NGC 6823 en SHO, avec bien peu de poses, mais je voulais savoir si ça méritait que je fasse une seconde session dessus
NGC 6823 (Vul) - 10x180s - SHO - gain 300/offset 300 - T279/1967 - 571M en bin 1 - CQ350 - PHD2 - Siril/PS
Voila, ça manque cruellement de cumul, mais ce premier aperçu m'incite a remettre le couvert, on verra cette nuit!
NGC 6823 (Vul) - 10x180s - SHO - gain 300/offset 300 - T279/1967 - 571M en bin 1 - CQ350 - PHD2 - Siril/PS
Voila, ça manque cruellement de cumul, mais ce premier aperçu m'incite a remettre le couvert, on verra cette nuit!
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On a toujours la petite dentelle, la grande dentelle, mais il ne faut pas oublier le Triangle de Pickering, certes le moins lumineux des trois, mais a mon gout plus fin que la Grande Dentelle et plus spectaculaire que la Petite Dentelle
C'est donc en HOO en 20x180s de chaque couche que le Setup Est est allé lui tirer le portrait. J'ai fait le pari de la douceur sur ce traitement.
NGC 6979 (Cyg) - 20x180s - HOO - gain 300/offset 300 - T279/1967 - 571M en bin 1 - CQ350 - PHD2 - Siril/PS
Le Triangle de Pickering se déploie ici comme une déchirure lumineuse dans le Voile de Cygnus, un fragment de matière arraché et étiré par l’onde de choc de l’explosion qui a traversé la région. L’image montre une structure étonnamment fine, presque fragile, où les filaments d’hydrogène ionisé se détachent en rouge. Ces filaments ne forment pas une masse uniforme : ils s’organisent en fibres parallèles, en strates qui semblent s’effilocher, comme si le gaz avait été tiré dans plusieurs directions à la fois. La diagonale rouge qui traverse le champ agit comme une arête, une ligne de tension qui structure l’ensemble.
Autour de cette ossature, l’oxygène ionisé occupe l’espace en nappes bleu‑vert plus douces. Le OIII donne au Triangle sa forme caractéristique : une zone large en haut, qui se resserre en pointe vers le bas, presque comme un voile translucide suspendu. Les variations d’intensité dans cette émission créent des ondulations, des plis, des zones où le gaz semble se froisser ou se détendre. Le contraste entre les deux émissions est net : le Ha apporte la précision, la nervure, la texture, tandis que le OIII offre le volume, la profondeur et la sensation d’un fluide encore en mouvement.
L’ensemble donne une impression de matière déchirée, étirée, figée dans un état de tension. Le Triangle de Pickering n’apparaît pas comme une simple nébuleuse diffuse, mais comme un morceau de supernova en pleine recomposition, un fragment de gaz sculpté par une force colossale. Le cadrage centré sur cette portion du rémanent met en valeur la richesse des micro‑structures, les ruptures dans les filaments, les zones où le gaz se replie ou se disperse.
C'est donc en HOO en 20x180s de chaque couche que le Setup Est est allé lui tirer le portrait. J'ai fait le pari de la douceur sur ce traitement.
NGC 6979 (Cyg) - 20x180s - HOO - gain 300/offset 300 - T279/1967 - 571M en bin 1 - CQ350 - PHD2 - Siril/PS
Le Triangle de Pickering se déploie ici comme une déchirure lumineuse dans le Voile de Cygnus, un fragment de matière arraché et étiré par l’onde de choc de l’explosion qui a traversé la région. L’image montre une structure étonnamment fine, presque fragile, où les filaments d’hydrogène ionisé se détachent en rouge. Ces filaments ne forment pas une masse uniforme : ils s’organisent en fibres parallèles, en strates qui semblent s’effilocher, comme si le gaz avait été tiré dans plusieurs directions à la fois. La diagonale rouge qui traverse le champ agit comme une arête, une ligne de tension qui structure l’ensemble.
Autour de cette ossature, l’oxygène ionisé occupe l’espace en nappes bleu‑vert plus douces. Le OIII donne au Triangle sa forme caractéristique : une zone large en haut, qui se resserre en pointe vers le bas, presque comme un voile translucide suspendu. Les variations d’intensité dans cette émission créent des ondulations, des plis, des zones où le gaz semble se froisser ou se détendre. Le contraste entre les deux émissions est net : le Ha apporte la précision, la nervure, la texture, tandis que le OIII offre le volume, la profondeur et la sensation d’un fluide encore en mouvement.
L’ensemble donne une impression de matière déchirée, étirée, figée dans un état de tension. Le Triangle de Pickering n’apparaît pas comme une simple nébuleuse diffuse, mais comme un morceau de supernova en pleine recomposition, un fragment de gaz sculpté par une force colossale. Le cadrage centré sur cette portion du rémanent met en valeur la richesse des micro‑structures, les ruptures dans les filaments, les zones où le gaz se replie ou se disperse.
- Fabiolat74
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- Localisation : au pied de la montagne Sallanches 74