debrouille toi avec ca
Voici, réduit à l'essentiel, ce qui sert à décider « visible / pas visible » dans un ciel sans nuages. Tout le reste de l'outil (luminance en cd/m², lux au sol, météo) n'intervient pas dans cette décision.
Les données de départ, calculées par les éphémérides (PyEphem) pour ta date, ton heure et ton lieu : la hauteur de la Lune au-dessus de l'horizon h, la hauteur du Soleil h☉ (positive le jour, négative la nuit), la fraction illuminée du disque k (0 = nouvelle Lune, 1 = pleine Lune) et la distance Terre–Lune d. De la fraction illuminée on tire l'angle de phase ψ = arccos(2k − 1), puis l'élongation, c'est-à-dire l'écart angulaire Lune–Soleil, ≈ 180° − ψ.
Les trois tests, appliqués toutes les 2 minutes sur 24 h, dans cet ordre :
Horizon : si h ≤ 0°, la Lune est sous l'horizon → invisible (gris sur la bande). Les heures de lever et coucher affichées incluent la réfraction standard (−0°34′).
Éclat du Soleil : si l'élongation est inférieure à 10°, ou si la fraction illuminée est sous 1 %, elle est perdue dans la lueur solaire → invisible (rouge). C'est le cas deux ou trois jours autour de la nouvelle Lune ; la limite physique connue est ≈ 7° (limite de Danjon), 10° est une marge réaliste à l'œil nu.
Contraste avec le ciel : on compare la luminance de la Lune à celle du ciel qui l'entoure.
La luminance de la Lune vaut L_lune = 2 750 × f(ψ) × e^(−0,20·M(h)) × (384 400 / d)², où 2 750 cd/m² est la pleine Lune au zénith, f(ψ) = 10^(−0,4·(1,49ψ + 0,043ψ⁴)) l'effet de phase de Lane & Irvine (ψ en radians ; un quartier ne vaut que 9 % de la pleine Lune), 0,20 le coefficient d'extinction d'un ciel pur et M(h) la masse d'air (1/sin h, formule de Kasten-Young près de l'horizon).
La luminance du ciel dépend de la hauteur du Soleil : de jour, ≈ 4 000 cd/m² × √(sin h☉), majoré près du Soleil (× (1 + 10·e^(−élongation/15°))) ; sous l'horizon, elle chute d'un facteur 10 tous les 3° (300 cd/m² à 0°, 3 à −6°, 0,03 à −12°) jusqu'au plancher de nuit noire, 0,0002 cd/m².
Si L_lune / L_ciel < 0,03 (3 %), le disque ne se détache pas → invisible (jaune, « noyée dans le jour »). Sinon → visible (vert).
Exemple avec ce soir à Bordeaux (croissant décroissant à 45 %, ψ ≈ 96°) : à 21 h 10, h = −17° → test 1 échoue, sous l'horizon. Lever à 00 h 15, et dès 00 h 24 h > 0, élongation 84° et, le Soleil étant à −30°, le ciel est à 0,0002 cd/m² contre quelques dizaines pour la Lune → visible. Le matin, le Soleil monte, le ciel passe à ~2 000 cd/m² alors que la Lune (7 % de pleine Lune, soit ~150 cd/m² à bonne hauteur) reste juste au-dessus des 3 % → encore visible jusqu'à ~9 h 10 ; c'est ensuite la descente vers l'horizon (extinction) qui la fait passer sous le seuil, puis le coucher à 17 h 11.
Les trois réglages sont en tête de app\lune_luminance.py si tu veux les ajuster : ELONGATION_MIN = 10.0, CONTRASTE_MIN = 0.03, K_VISIBILITE = 0.20. Durcir le contraste à 0,05 ou 0,10 raccourcit les créneaux de jour (utile si l'observateur a une vue moyenne ou un ciel voilé) ; passer HAUTEUR_MIN à 5° élimine les minutes où la Lune rase l'horizon, souvent masquée par les bâtiments ou les arbres.
Vous avez utilisé 80 % de votre limite Fable · Réinitialisation le 5 sept. à 01:00