spica2000 a écrit : ↑25 avr. 2021, 12:06
Etape 0 :
Perpendiculariser le PO. Souvent fait d’usine et pas forcément besoin d’y toucher. En tout c’est pas une opération facile à faire avec précision et heureusement on peut se contenter de peu de précision à cette étape. C’est au passage la seule étape où un laser parfaitement collimaté peut s’avérer utile.
Centrer le secondaire dans le tube puis régler son shifting.
Centrer le primaire dans le tube. S’il y a quelque chose au niveau du barillet latéral pour régler. Sinon on laisse comme ça et c’est pas très grave non plus. Un primaire centré, ça aide juste pour se repérer aux bords du tube pour régler le secondaire et son shifting.
Sur un dosbon serrurier y’ a pas de tube alors le plus simple reste le fil à plomb.
Heureusement qu’il n’y a pas besoin de grande précision ! D'ailleurs s'il fallait une précision diabolique comment pourraient fonctionner les dobsons lowriders dont le PO est incliné de 20 bons degrés par rapport à la perpendiculaire au tube?
Etape 1 : centrer le secondaire bien rond dans le PO. Pas une étape qui nécessite une grand précision non plus car on va tuer cette précision à l’étape suivante.
Etape 2 : régler l’angle du secondaire pour voir tout le bord du primaire dans le secondaire et concentrique avec le bord du secondaire. Ce faisant on dérègle forcément le beau rond obtenu en 1 qui redevient légèrement elliptique. Mais tant pis y’a pas le choix sinon on tourne en rond sans solution pendant 20 ans.
Les imprécisions de 1 et 2 vont jouer sur la régularité d’éclairement du champs de l’oculaire ou de la caméra. Défauts qui seront légers et compensés par le flat. Ils ne jouent en rien sur la rondeur des étoiles, leur netteté et donc la résolution de l’image.
Etape 3 : C’est la plus importante pour la résolution de l’image et elle demande par contre une extrême précision. Elle consiste à rendre l’axe du PO coaxial avec l’axe optique du primaire.
A cette étape, j’utilise un laser dont je me fous de savoir s’il est collimaté car je vais volontairement le décollimater.
Je place le laser dans le PO bien serré pour qu’il ne bouge pas. Mais il ne sera jamais ni parfaitement centré, ni même bien perpendiculaire au tube à cause du jeu nécessaire à sa mise en place.
A cette étape, JE NE TOUCHE PAS AUX VIS DU SECONDAIRE pour mettre le point rouge du laser au centre du primaire. Sinon, ça revient à dérégler une deuxième fois l’étape 1.
Au lieu de ça, je touche les vis de collimation du laser pour amener le point rouge au centre du primaire.
A cet effet j’ai modifié mon laser bas de gamme pour rendre ses vis utilisables facilement sans outil (voir photo)
Puis je règle, comme tout le monde cette fois, l’assiette du primaire pour régler le retour du faisceau laser au centre du PO donc au centre de la mire à 45° du laser.
Etape 4 : je vérifie la collimation à l’oculaire sur la polaire (car Berthe est un dosbon) avec un grossissement de plus en plus fort. Si la turbu me le permet (rare), j’affine sur la figure d’Airy.
Evidemment avec une monture équatoriale, on préfèrera une étoile simple à une étoile double.
Là je vous le donne Emile et bien ça marche.
Moi aussi pendant 20 ans j’ai cru qu’il fallait un laser parfait pour collimater…
C’est grâce aux explication de Vincent que j’ai fini par comprendre ça. Elles sont dispo sous Webastro ici :