des "ADU". En gros, un ADU c'est l'échelle élémentaire de "niveau" que renvoie un pixel, qui va de 0 (rien) à... ça dépend de la caméra (12, 14 ou 16 bits). Ici tout est recalé sur 16 bits, dont ça va jusqu'à 2 puissance 16 niveaux possibles soit 65536.Olivier-Fantasy a écrit : ↑10 nov. 2021, 22:35Et l'axe vertical (ordonnées), c'est... quoi ? Le gain ?
EDIT : j'avais écrit un pavé abominable sur les électrons, qui finalement ne répond pas à ta question, mais je le laisse en-dessous
Et donc à ce propos, @soulearth oui c'est ça. Dans l'exemple de SC il faudrait augmenter l'exposition et/ou le gain.Très grossièrement, le principe de fonctionnement c'est : un photon arrive, épuisé par la longue route, tape dans le pixel avec une énergie qui dépend de sa "couleur" (longueur d'onde), et, idéalement, crée une paire "électron - trou" dans ce pixel.
Comme on a préalablement créé un champ électrique dans le pixel à l'aide de deux électrodes, électron et "trou" sont attirés dans des sens contraires. L'électron, chargé négativement, est stocké dans un puits de potentiel et y reste piégé, le trou (charge positive) lui s'en va ailleurs dans le circuit. On continue comme ça à attendre que les photons veuillent bien se pointer.
Une fois la pose terminée, on va compter (principe du CMOS, car les CCD c'est un peu différent) les électrons présents dans le puits de potentiel. On applique ensuite un coefficient multiplicateur, le gain, (exprimé en électron par ADU) qui va faire correspondre à un nombre d'électron dans le puits de potentiel un niveau du pixel en ADU. On peut voir l'ADU comme une luminosité du pixel : plus c'est haut, plus le pixel a capturé de photons, plus c'est lumineux.
Dans ton cas précis, gain 11 c'est le gain unitaire : idéalement, chaque électron capturé augmente d'1 ADU le niveau du pixel. Donc il y a équivalence entre le niveau ADU et le nombre d'électrons, donc finalement (si le capteur est parfait) un nombre de photons capturés par ton pixel.
Ensuite, il y a plusieurs façons de procéder pour déterminer le temps de pose idéal :
- la règle des 3 ou 4 sigmas : le sigma c'est l'écart type, la dispersion du bruit, c'est à dire le fait qu'il ne soit pas spécialement uniforme (tous les pixels au même niveau) mais qu'il y ait des variations plus ou moins aléatoires. Le capteur a un bruit de lecture propre, le fond de ciel est un signal qu'on considère comme un bruit qu'on veut détecter : on se place juste à la limite de détectabilité du phénomène "fond de ciel", 3 fois sigma du bruit de lecture
- avec les niveaux médians : là il y a plusieurs règles possibles, qui font intervenir le niveau médian (quasi le niveau moyen, disons) du bruit de lecture, et le comparent au niveau médian du fond de ciel dans une brute calibrée. On passe tous ces niveaux en électrons (par l'intermédiaire du gain électron/ADU, qui est 1 chez toi), et cherche à avoir un rapport du genre niveau du ciel > 20 x niveau du bruit, ou bien 5 x (bruit au carré)... bref il y autant de règles que d'astrophotographes. Généralement, on arrive à la même chose, donc on ne s'embête pas : 3 sigmas et puis c'est marre.
Mais en fait, tout possesseur de SC peut faire la démarche sans se taper de calculs à la c*n : le Smart Histo donne les bons niveaux et les zones de bruit, visuellement et directement. J'en conclus qu'il ne faut pas s'embêter et utiliser cet outil merveilleux
Si tu prends les captures d'Olivier d'hier soir, tu vois des choses nettement plus casher, par exemple 180s au NB-Z : la courbe rouge rabote encore un peu l'orange mais ça va déjà pas mal.